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Bilan

La criminalité chez les eurodéputés (8ème législature)

Le 27 May 2019 15:03:18 Par Alexandre Brutelle

38% des eurodéputés français mis en cause, 14% déjà condamnés

À l'approche du renouvellement du Parlement européen, Politics Watch a établi le bilan des affaires criminelles connues au sujet des eurodéputés français de tous bords politiques.

Nous avons dénombré un total de 12 élus ayant été condamnés au cours de leur carrière politique, pour un taux de criminalité de 14% sur l'ensemble des 83 élus ayant participé à cette 8ème législature. Contre 38% d'élus ayant été mis en cause dans le cadre d'une affaire judiciaire ou au détour d'une enquête de presse.

Les infractions les plus courantes recensées concernent des faits d'injures, d'outrage ou de diffamation (29,4%), au même niveau que celles liées à des activités militantes.

 

 

En cause, les multiples condamnations de José Bové (9 au miniumum), du temps des Faucheurs Volontaires, faisant de lui le second eurodéputé le plus condamné, après Jean-Marie Le Pen. On notera aussi la participation de l'actuelle tête de liste d'Europe Écologie, Yannich Jadot, à "l'opération Plutonium" de Green Peace, en 2005. Mission d'intrusion dans une base militaire qui lui vaudra une condamnation pour "atteintes aux intérêts supérieurs de la Nation".

Pour ce bilan, nous avons également distingué les mises en cause liées à des prodécures judiciaires de celles provenant de la presse. On y voit que parmi les 46 mises en cause recensées, 67% d'entre elles ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire ou d'une mise en examen, soit un total de 31 affaires en cours d'instruction contre des parlementaires français.

 

 

Un bilan gonflé par l'affaire des détournements de fonds au Parlement

L'affaire des détournements de fonds au Parlement européen est pour beaucoup dans le nombre d'instructions judiciaires en cours contre ces députés. Elle a donné lieu à l'ouverture d'une enquête préliminaire ciblant près de 17 élus, ainsi que pas moins de 15 mises en examen, majoritairement chez des élus Front National, aujourd'hui Rassemblement National.

À noter que l'enquête pour détournements de fonds ne se limite pas aux élus Front National et s'étend également à des élus d'autres formations politiques telles que le MoDem/La République en Marche, la France Insoumise et Les Républicains.

 

 

Le parti de Marine Le Pen est soupçonné d'avoir détourné plus de 5 millions d'euros au travers de l'emploi fictif de 23 assistants parlementaires. C'est notamment grâce à l'un des articles du service Checknews de Libération que nous avons pu renseigner précisément l'identité des élus RN concernés par l'enquête préliminaire et établir un bilan des instructions judiciaires en cours par parti politique. On note ici que le Rassemblement National concentre la majorité des instructions en cours (48%), devant Les Républicains (23%).

1, 2, 3 : les données brutes utilisées pour ces graphiques ne figurent pas encore sur notre site mais sont accessibles via ce lien.

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